Logo IEB Institut Européen
de Bioéthique

Votre centre de référence sur l'actualité et les questions de bioéthique

Fin de vie Euthanasie et suicide assisté Euthanasie Actualités

Inde : autoriser l'arrêt des soins et des traitements quitte à provoquer la mort

Inde : autoriser l'arrêt des soins et des traitements quitte à provoquer la mort

Ce vendredi 9 mars 2018, la Cour Suprême d'Inde a reconnu aux personnes le droit de refuser, par voie de directives anticipées ou demande actuelletout traitement médical dans le but précis de se laisser mourir.

D'après elle, l'article 21 de la Constitution indienne, qui déclare le droit à la vie, à la liberté et la dignité, sous-entend un droit de chaque personne à une mort dans la paix et la dignité, sans souffrir. Ce droit impliquerait celui de refuser, de manière anticipée le cas échéant, tout traitement que le patient jugera inopportun.

Cette euthanasie peut prendre la forme d'un renoncement aux traitements médicamenteux, d'une demande d'interruption de l'alimentation ou de l'hydratation artificielle dans des circonstances spécifiques. L'administration d'une substance létale dans le but de provoquer la mort restera par contre illégale.

Le gouvernement indien s'oppose à cette euthanasie par voie de directives anticipées. Il craint que les patients ne soient pas forcément au courant des avancées médicales qui pourraient les guérir le jour venu, au moment où ils posent leur volonté sur papier.

La Cour estime au contraire ces directives indispensables. Elles permettraient de mettre un terme à “la pression sociale” et “la peur de poursuites pénale pour homicide, par les médecins et les familles ”. Pressions mènent souvent, jusqu'à ce jour, à l'acharnement médical et des conditions de décès “indignes”.

La demande du patient ou ses directives anticipées devront par conséquent être appliquées le jour où la personne souffre d'une maladie en phase terminale sans espoir de guérison, tombe dans un coma irréversible, ou se trouve dans un état végétatif « persistant ».

La Cour a développé des recommandations afin que ce nouveau droit puisse être appliqué. Les habitants majeurs, conscients et sain d'esprit, sont ainsi invités à s'exprimer leur souhait “par écrit, de manière absolument claire et sans ambiguïté, en présence de deux témoins”. Il doit nommer une personne de confiance qui donnera son accord lorsque la question d'un arrêt de traitement se posera.

Tout refus de la part d'un Conseil médical de respecter une directive pourra faire l'objet d'un recours devant la Cour.


Sources : The HinduLe Courrier International

A propos de l'Euthanasie Euthanasie

Fin de vie À la une

Nos thèmes

Restez informé

Abonnez-vous à notre lettre d'information pour ne rien manquer de nos événements et de l'actualité bioéthique !

Soutenir l'IEB

Pour déployer ses activités, l'IEB compte uniquement sur l'enthousiasme et la motivation de donateurs privés.

Tout don de 40 € ou plus en faveur de l'IEB est déductible fiscalement en Belgique et vous permet de récupérer 30% de votre don.