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Euthanasie : position des partis politiques et désignation des rapporteurs en commision

Euthanasie : position des partis politiques et désignation des rapporteurs en commision

Les deux rapporteurs de la commission réunie Justice et Affaires sociales ont été désignés. Il s'agit de Zakia Khattabi (Députée bruxelloise et députée au Parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles, Sénatrice de communauté et cheffe de groupe) et de Rik Torfs (Professeur à la KU Leuven).

En résumé  (source : LeSoir.be)

« Le PS ouvre l'euthanasie aux mineurs. Il faut actualiser la loi pour l'ouvrir aux enfants capables de discernement. (…°) L'évaluation de la capacité de discernement devra être réalisée par un pédopsychiatre ou un spécialiste disposant d'une expertise similaire, qui attestera que le mineur est à même d'apprécier raisonnablement les conséquences de sa demande. »

Le sénateur Philippe Mahoux (PS) n'avance qu'avec grande prudence pour les malades atteints de dégénérescence mentale progressive, comme la maladie d'Alzheimer. « La loi peut être appliquée s'il y a déclaration anticipée et que survient une inconscience irréversible. Mais la dégénérescence progressive n'est pas nécessairement irréversible et il y a débat. Une réponse doit pouvoir être apportée aux situations dramatiques que vivent les malades et leurs familles et que de nombreuses personnes voudraient pouvoir s'éviter à elles-mêmes. La difficulté réside dans la détermination de l'état exact du malade. Il faut vérifier si les neurosciences peuvent identifier assez clairement les différents stades de dégénérescence, et pouvoir classer certains en l'équivalent de l'inconscience irréversible. Il faut que le Sénat organise un débat préalable avec scientifiques, juristes et éthiciens. »

Le MR : « Pas de mot d'ordre, chacun vote en conscience »

Le Mouvement réformateur n'a pas d'opinion tranchée sur l'extension de la loi sur l'euthanasie aux mineurs ou personnes déficientes mentales.

Le cdH : « Radicalement contre »

Le CDH est « radicalement opposé » à une extension de la loi sur l'euthanasie aux personnes atteintes de démence et aux mineurs. Le parti rappelle qu'il s'y était déjà opposé lors de l'adoption de la loi du 28 mai 2002 relative à l'euthanasie et qu'il a réitéré son opposition dans le programme fédéral de 2010. Le CDH se dit toutefois ouvert « à débattre du renforcement de l'accompagnement pour les patients en fin de vie en soins palliatifs, tant pour les mineurs que pour les majeurs. Cela nous semble en effet déterminant pour permettre à tous de terminer leur vie dans la dignité », dit le parti.

Ecolo : « Nous sommes ouverts à la discussion »

Les écologistes ont voté la loi sur l'euthanasie il y a dix ans. Et ont récemment déposé plusieurs propositions de révision. Sur l'extension de la loi, le parti n'a toutefois pas de position arrêtée. « Mais nous sommes ouverts au dialogue, dit Cécile Thibaut, sénatrice, en charge des questions éthiques. La notion de discernement nous semble être la bonne porte d'entrée pour aborder la question. Avec toutefois une balise : que cela concerne les mineurs ou les personnes déficientes mentales, le patient doit systématiquement rester au centre du processus. »

La Flandre

La Flandre est pour, sauf le CD&V qui se tait. « Chacun a la liberté de déposer une proposition de loi. Il faudra ensuite mener une discussion au Parlement. » Le parti chrétien flamand ne souhaite pas dévoiler sa position. « Nous le ferons le moment venu si le débat intervient. »

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