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Le don d'organe de plus en plus encouragé par les Etats

Le don d'organe de plus en plus encouragé par les Etats

Après un vote serré (38 voix contre 36), le parlement néerlandais a adopté une loi qui prévoit l'acceptation présumée automatique de tous les citoyens majeurs en tant que donneurs d'organes, à défaut pour eux de le refuser explicitement. Ce principe de consentement présumé est déjà d'application en France depuis le 1er janvier 2017, et en Belgique depuis sa loi du 13 juin 1986 sur le prélèvement et la transplantation d'organes.

La législation belge prévoit que chaque belge est considéré comme donneur d'organes dès la naissance. Il peut signifier à l'administration communale ne pas souhaiter faire un don d'organe ou bien explicitement s'enregistrer en tant que donneur. Sans cet enregistrement, un membre de la famille peut toujours refuser que les organes d'un défunt soient utilisés.  Pour faciliter et encourager les dons, il pourrait bientôt être possible de s'enregistrer comme donneur chez son médecin traitant ou via Internet. Une proposition de loi en ce sens, soutenue par la majorité, sera discutée à la Chambre.

La raison de ces évolutions législatives est un important besoin en organes pour les greffes. Une personne décédée en bonne santé, peut donner jusqu'à sept organes. Au sein du réseau d'échange Eurotransplant, qui compte huit pays européens, la Belgique se trouve en tête de liste en terme de nombre de donneurs.

Elle compte quelque 270.000 donneurs enregistrés. En 2016, 321 personnes ont fait don de leurs organes après leur mort. 67 personnes vivantes ont par ailleurs donné un rein, et 46 autres une partie de leur foie. Leurs organes sont redistribués dans les différents pays membres d'Eurotransplant, en fonction des besoins les plus urgents.

Ce nombre ne suffirait pas à combler la demande. Les comités d'éthique de certains hôpitaux belges réfléchissent par conséquent à la meilleure manière d'élargir le champ des donneurs potentiels.

Pourquoi le médecin ne pourrait-il d'ailleurs pas proposer, lui-même, le don d'organes à un patient dont l'euthanasie vient d'être validée ? Comme le Prof. J-B. Otte, spécialiste des transplantations hépatiques, l'a mentionné lors de son intervention à l'Académie royale de Belgique "Don d'organes après euthanasie",  cette question est à l'étude au sein du comité d'éthique des Cliniques St Luc.


Source : medischcontact


Voir aussi : Carte de Fin de vie de l'Institut Européen de Bioéthique

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